Le chant du désir

Serais-tu capable de mettre fin
à cette cruelle méprise ?

me dit le désir en ce matin de juin

Si je t’indique des planètes,
c’est non pour que tu les prennes pour cible,
mais pour que tu te rappelles,
pour que tu te souviennes
d’où vient la lumière du soleil qui les inonde
et en fait la beauté

Je t’indique des éclairés
et tu ne vois que des manques

Si tu veux jouer avec moi
à saisir ces planètes,
amusons-nous
mais s’il te plaît

souviens-toi du soleil

je suis là pour te le rappeler
pas pour t’indiquer le manque

Tu me prends pour une morsure stellaire
alors que je célèbre l’infinie lumière solaire

Ce n’est pas moi qui suis infini,
mais cette lumière dont je t’indique la source

s’il te plaît,
reconnais-moi

Et puissions-nous,
dans cette reconnaissance
trouver tous deux la paix
moi l’éclaireur
toi l’éclairé