Tout commence avec un enfant fragile qui contractait son ventre pour se sentir plus fort.
Je découvre le karaté — Bruce Lee comme idole, les années 70 comme décor — et me passionne pour l’univers des arts martiaux. À l’adolescence, je m’en détourne. Puis, jeune adulte, après des études de sociologie de la communication, je reprends le chemin des tatamis. La gestuelle du karaté m’apparaît trop rigide ; je me tourne alors vers l’aïkido et les arts chinois dits « internes », que je pratique avec Michel Dussauchoy (Taijiquan styles yang et chen) et d’autres instructeurs comme Christian Tissier (Aïkido), Marc Bachraty (Aïkido), Shigeru Uemura (Dasheng quan), Chen Zhenglei (Tajiquan laojia), Chen Peishan (Taijiquan xiaojia)
C’est l’époque aussi de l’écologie, de la santé naturelle — Qigong, diététique, naturopathie —, de l’exploration de conscience — psychologie humaniste et transpersonnelle, rebirthing —, de la méditation zen et taoïste. Autant de voies qui semblent toutes reliées par une dimension encore innommable.
Pourtant, tout commence à parler le même langage.
Le corps est un poème. Le monde, un chant vibrant. La respiration : la reliure du grand livre.
Ce n’est qu’un appel, mais je l’entends.
Vers trente ans, une rencontre essentielle : Imanou Risselard et Pol Charoy, de Génération Tao. Entre 1998 et 2010, dans le prolongement du magazine qui en est le socle fondateur, Génération Tao devient un extraordinaire creuset — pratiques corporelles et martiales, souffle et aventure de la conscience, édition, animation d’un centre grand public, engagement sacré et action sociale, apprentissage et enseignement. Une formidable galaxie d’aventures humaines.
Aux côtés de Pol et Imanou, mes proches compagnons de la Taoteam — Arnaud Mattlinger, Cécile Bercegeay, Sandrine Toutard, Delphine L’Huillier, Jean-Marc Lefèvre —, je m’immerge durant plus de dix ans dans un univers vaste : bio-énergie taoïste et reichienne, arts martiaux chinois (Waijia et Neijia), Wutao, souffle, théâtre basé sur le mouvement et connaissance de soi — cette dernière entité nommée depuis Trans-analyse, en collaboration avec Giovanni Fusetti. Je passe au fil des ans du statut d’élève à celui d’accompagnateur, puis d’enseignant et formateur.
Ce creuset s’achève. Ce qu’il m’a donné ne se résume pas.
Par la suite, le souffle prismatique de Abdeslam Raji, qui m’a révélé à des paysages dont j’ignorais l’existence. Puissance et majesté. Je poursuis mon chemin de réintégration personnelle par la Gestalt Thérapie et la Thérapie Primale d’Arthur Janov.
Aujourd’hui…
Passionné par ce grand fleuve de connaissance qui explore la Vie en l’être — que je nomme souvent bio-énergie par hommage à Wilhelm Reich — je continue à explorer et à apprendre.
Wilhelm Reich, bien sûr, le pionnier, et celles et ceux qui suivirent : Alexander Lowen, John Pierrakos, Alice Miller, Stanislas Grof, Jean Liedloff, Arthur Janov, Frederic Leboyer, Aletha Solter, Michel Odent, quelques noms parmi tant d’autres… Je marche avec eux, les honore et témoigne de leurs œuvres, car cela serait bien que le monde les connaisse, mais je n’appartiens plus à quiconque. La veine que je creuse est la mienne.
Écrivain, j’ai publié Anthélies, premier recueil de poésies et textes, puis L’Œil du cyclone, essai consacré à la guérison des blessures précoces. Je prépare d’autres recueils de poèmes, travaille à un projet de série télévisée intitulée Hen, sur la vie de Jorge Peña Hen, et écris Plasma, manifeste poétique et sensoriel, consacré à la réconciliation de l’être humain avec sa source vivante.
Enseignant, j’anime des cercles de souffle en région parisienne.
Et suis le père comblé au-delà des mots de deux soleils de joie pure : Naia et Roméo.


Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog, reflet mouvant et imparfait de tout cela.
Dominique