Hagakuré

Partout, l’accord subtil
Instant décuplé
De l’évidence

L’ombre aux dessins incertains

Chênes, oliviers
Caroubes et mimosas
Bambous et lierres

Fraîcheur rectiligne du palmier

Feuilles ruisselantes
De l’or bleu du midi

La pierre tranche le ciel
Sans le blesser

Et la vague immobile
Qui n’épargne rien

Les mains chevelues se tendent
Vers le disque étincelant

Une paix massive
Immense
Pour un si petit jardin

Paix à peine troublée
Par les pas de velours
De la petite chatte noire

Le Hagakuré posé, ouvert
Sur la table en métal

Le chant du ciel s’éparpille
En virgules blanches

Pourquoi quitter cela ?