Poèmes

  • Partout, l’accord subtil, Instant décuplé, De l’évidence; L’ombre aux dessins incertains…

  • L’homme exultait mille ciels – à l’invite du monde – et le grand carrousel – l’emportait dans sa ronde…

  • Peut-être – en première fois — Présent juste devant toi – Mains vides – Sans artifices – Bras ouverts…

  • Ils sentaient le mouvement – Au cœur de l’immobile – Et l’immobile vibrant – Dans le sein du mouvement…

  • Te souviens-tu, sur les pentes entamées de lumière, tu allais comme un prince, et rien ne t’entamait. Le vent se pliait à ton passage, les pierres épousaient ton pas comme une promesse d’altitude…

  • Insondable silence, Des profondeurs insondées; Tu es; Avant toute chose, Jumelé au substrat cosmique, Et c’est parce que tu es, Que tous les sons peuvent être…

  • Je sais bien plus de bleus, Que tu n’en peux rêver ; Pour toi il est couleur, Pour moi : un océan …

  • C’est une terre franche et claire; Où nul éclat ne roule, Que les colères du ciel; Un rêve d’ailleurs et d’arbres, De montagnes et d’eaux vives…

  • Il y avait avant les aigles, les cerfs,  les daims, les grands poissons aux écailles vives; les franchisseurs de cols au fourrures enneigées…

  • Nous étions ravivés; Par une complicité d’eau profonde; Emergeant d’une nuit de roche, Sous un ciel neuf d’étoiles…

  • Ma vie est pleine, Bien plus que je ne l’imagine; Les arbres et les bosquets, Sont d’un vert à connaître…

  • Nous aimions les chemins de traverse fleurissant l’incertain, boussole vers le lointain d’une parole; non comme les cerfs abattus les arbres flambaient d’une autre lumière…

  • Écoute mes mots comme ils s’envolent ils ne sont que pure musique; aucune parole ne pourraient les encercler; ils roulent, il claquent, ils volent comme des aigles du levant…

  • Je les entends venir ces clameurs, par-delà les montagnes; le vent apporte déjà les rires des victoires; et je connais ces chants…

  • J’avance dans le champ du sans-âge, face au son d’un soleil finissant; d’une journée frissonnante, dans l’à-peine printemps; La jeune chaleur du dehors joue avec la chaleur de mon corps, et se mélange dans un dialogue complice; retrouvailles!…