Violence du vent
L’homme, maltraité par la pluie
Maltraite son refuge
D’une épaule sans amour;
Violence du geste
C’est l’enfant agacé
Qui d’un geste rageur
Détruit le sable aimé;
Et pourtant l’eau
Enfante le bois
D’où naissent les abris
Et ses ondes patientes
Sculptent comme des mains;
En moi ce corps d’eau
Ruisselle et creuse
Son passage
Où cèdent les orages.