J’eus la faveur d’un battement d’ailes de papillon.
Une faveur condensée en infime.
Comme un frisson de lumière.
Infime bascule en soi.
Infime modification d’angle.
Passage de l’acteur à celui de témoin.
J’aurai appris de cette focale — entre choses passée, et tant d’autres à venir — qu’on ne se connait jamais mieux que par le miroir tendu par l’autre.
Et devant ma fille, je repense aux mots de Nietzsche : « Deviens ce que tu es et fais ce que toi seul peux faire. »
Faire respirer cette phrase.
Bien au delà, et bien en deçà de ce que je possède, comme de ce que je ne possède pas.