Ce matin, mon bel amour
Où tu sommeilles à mes côtés
Je repense à tous ces jours
Où par ta vie, la vie m’a aimée
Je nous revois libres et sauvages
Sous des ciels ivres d’orage
Le vent mélangeait nos cheveux
Devant de grandes montagnes bleues
Le monde ne chantait que pour nous
Et nous vivions comme vivent les fous
Je nous revois danser dans l’ombre
Dans les palais de pierre sombre
L’amour illuminait la roche
Sous un grand peuple d’étoiles proches
La grande ville, à notre passage
Ouvrait dans ses murs un sillage
Je me souviens de tout cela
De notre danse et de ma joie
Mais si je devais garder
Une seule chose de toi
Ce seraient tes larmes de lumière
Tes larmes de lumière
Je nous revois faisant l’amour
Épousés par un soir d’été
Ton feu honorait le velours
Dans un brasier de jasmin frais
Nos deux peaux ne faisaient plus qu’une
Sous une soie lactée de lune
Je me souviens de tout cela
Et de ton corps et de ma joie
Mais si je devais emporter
Une seule chose de toi
Ce seraient tes larmes de lumière
Tes larmes de lumière
Lorsque ton regard se libère
Du métal froid et de la pierre
Et que ton cœur s‘offre en entier
Sans rien défendre ni garder
Alors, je vois briller sur tes paupières
L’éclat de tes larmes de lumière
Celles par lesquelles, à chaque fois,
Je vois renaître le cœur d’un roi
Je me souviens de tout cela
De ton amour et de ma joie
Mais si tu devais oublier
Combien la vie nous a aimés
Je chanterai comme une prière
L’amour de tes larmes de lumière.
