De la dune à l’écume

De la dune à l’écume
De l’écume à la vague
Le chercheur progresse
Du sable, sec, aride
Au contact de l’eau

Et l’âme, en sa soif
S’abreuve d’abandon
Aimantée d’horizon

Mais les épaules pèsent,
Et l’eau pure se fait glaise,
Le sable fuit sous les pieds
Jusqu’à ce qu’il n’ait plus pied

L’écume brûle et aveugle
La vague nous disjoint

On s’élance de plus belle
L’appel est magnétique
La promesse de la ligne

Toujours, la vague revient

Et puis un jour, ceci,
Miracle dans l’équilibre
Du vouloir et du rien :
La vague nous cueille
Nous porte et nous traverse
Mais ne nous renverse pas

Et la voici passée
Caressant notre dos
D’une étole d’écume
Qui se défait de nous

De la dune à l’écume
De l’écume à la vague
De la vague à l’écume
Tout n’était qu’un passage.