J’ai connu

J’ai con­nu

J’ai con­nu le silence,
les murs blancs entachés d’ombre,
et le recueille­ment des saints.
Dehors, la pous­sière du monde.

J’ai con­nu la ligne pure,
coupure,
inci­sion,
dans l’étoffe du temps
mélodie d’un violon.

J’ai dû par­courir
la gar­rigue pier­reuse
les sabots de mon cheval
fai­saient criss­er le thym
la sauge, le romarin
et soule­vaient des nuées
d’habitants invis­i­bles.

J’étais bien sous le ciel
Il me le rendait bien.

J’ai con­nu tout cela
et bien d’autres choses encore
que je ne sais pas encore.

mise à jour :  20 juin 2021