La trace du geste #3

Ce que j’aime dans la pra­tique du Tai Ji Quan, c’est son invi­ta­tion per­ma­nente à cul­tiv­er plus avant une sen­si­bil­ité mobile et motrice. Il est dit que notre pra­tique doit l’aiguiser au point de percevoir le mou­ve­ment con­tinu de la terre tout autour de nous…

Les anciens maîtres taoïstes enseignaient un dou­ble idéal apparem­ment con­tra­dic­toire : celui de vivre sans laiss­er aucune trace, et celui de bouger en inscrivant dans l’air les sub­tiles et invis­i­bles effets des cal­ligra­phies de nos gestes.

C’est ça qui est pas­sion­nant avec le Tai­ji, lorsqu’on pra­tique avec cette con­science, en sen­tant la trace de chaque geste que l’on fait, offerte comme une trainée vibrante et réma­nente dans l’air. Ou bien que nous sommes l’épicentre d’une onde tel­lurique se propageant bien au-delà de notre forme physique. Une pen­sée émise vit par elle-même dis­ent les sages, un mou­ve­ment aus­si. Cette sen­si­bil­ité en mou­ve­ment a été mag­nifique­ment illus­tré par le tra­vail de ce stu­dio de jeunes créat­ifs anglais.

Voir aus­si :

mise à jour :  20 juin 2021