La trace du geste #3

4 avril 2013

Ce que j'aime dans la pratique du Tai Ji Quan, c'est son invitation permanente à cultiver plus avant une sensibilité mobile et motrice. Il est dit que notre pratique doit l'aiguiser au point de percevoir le mouvement continu de la terre tout autour de nous…

Les anciens maîtres taoïstes enseignaient un double idéal apparemment contradictoire : celui de vivre sans laisser aucune trace, et celui de bouger en inscrivant dans l'air les subtiles et invisibles effets des calligraphies de nos gestes.

C'est ça qui est passionnant avec le Taiji, lorsqu'on pratique avec cette conscience, en sentant la trace de chaque geste que l'on fait, offerte comme une trainée vibrante et rémanente dans l'air. Ou bien que nous sommes l'épicentre d'une onde tellurique se propageant bien au-delà de notre forme physique. Une pensée émise vit par elle-même disent les sages, un mouvement aussi. Cette sensibilité en mouvement a été magnifiquement illustré par le travail de ce studio de jeunes créatifs anglais.

Voir aussi : La trace du geste #1 La trace du geste #2