Le vent de la nuit claire

Et je retourn­erai
Sur les ter­res rouges d’argile
Verdies de chants oblongs
Aigu­isées de  silences
C’est de là que je viens

Terre rouge de Provence
Ou terre rouge d’Australie
Terre rouge,
C’est de là que je viens

Sous le ciel d’un bleu noir
D’une nuit longue d’hiver
C’est de là,

Au près du chant d’eau claire
En les creux retirés
Sous les silex com­plices
Et sous l’arbre aux oiseaux

Car c’est là,
Aimé, aimé du vent
Du vent de la nuit claire
Qui sèche les étoffes
Et fait chanter les pins
De ce chant d’où je viens

Au creux de la nuit claire
Sous l’étoile polaire
Et cette voûte d’alliance
Immo­bile et mou­vante
Piquetée de toutes parts
Grêlée de han­netons blancs
Ciga­lons de lumières
Gril­lons étincellaires

Le vent de la nuit claire
Ne con­nait pas les ors
Rien ne brille dans ce vent
Que le corps de la nuit

Ce n’est pas l’homme
Qui inven­ta le vent
C’est le vent
Qui a inven­té l’homme

Le vent de la nuit claire

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mise à jour :  20 juin 2021