Ciel d’hiver

A Jorge Peña Hen,
éblouis­sante rencontre
à la lumière tiède
d’une vit­re fatiguée

Ciel d’hiver,
Blanc et Immobile.

Mou­ve­ment
qui ne dit pas son geste

Lumière
qui ne dit pas sa source

Temps
qui ne dit pas son visage

Soleil
qui ne dit pas son être

Ciel d’hiver,

Accorde un silence
à l’ombre reconnaissante

Ciel blanc d’hiver,
Blanc d’hiver lenticulaire,
Repos de l’âme,
Voûte lai­teuse du devenir,
Hiv­er de l’expression
Eté de l’impression

Mais, tou­jours, toujours,
L’éclat de ciel de joie
D’un enfant accompli
De lui-même par lui seul révélé

Ciel d’été a venir

mise à jour :  20 juin 2021