Et j’ai demandé

Et j’ai demandé
Au grand Cœur du monde
Immense oiseau blanc
Sans âge ni orig­ine
De m’envelopper de ses ten­dres ailes
C’était mon besoin
J’étais debout
Et le grand Cœur du monde était là pour moi,
Comme il est là pour toi,
Mais il m’a dit « ne m’oublie pas »

Et j’ai demandé
Au grand vais­seau du Temps
De me pren­dre à son bord
Et me met­tre en mou­ve­ment
Sor­tir de l’immobile
C’était mon grand besoin
Et j’étais redressé
Et le vais­seau du Temps était là pour moi,
Comme il est là pour toi
Mais il m’a dit « ne m’oublie pas »

Et j’ai demandé
Au souf­fle du grand Vent
De tra­vers­er mon corps
Et emporter mon souf­fle
Vers de vastes hori­zons
Où les pos­si­bles sont
C’était mon grand besoin
Et je me tenais là
Et le souf­fle du grand Vent était là pour moi,
Comme il l’est pour toi
Mais il m’a dit « ne m’oublie pas »

Et j’ai demandé
Au courant qui m’emportait
De me dépos­er ten­drement
Sur une grève aimée
Bien qu’encore ignorée
C’était mon grand besoin
Et j’étais bous­culé
Mais la con­fi­ance était là pour moi
Comme elle le peut pour toi
Mais elle m’a dit « ne m’oublie pas »

Et j’ai demandé
A la grande Magie du monde
De me faire rire de ses facéties
Et de son sens du mer­veilleux
C’était mon grand besoin
Et la Magie était là
Elle dan­sait devant moi
Comme elle danse pour toi
Mais elle m’a dit « ne m’oublie pas »

Et j’ai demandé
Aux rires des enfants
De rap­pel­er à mon cœur
Un ten­dre chant d’amour
C’était mon grand besoin
Et j’étais là, debout
En mon cœur, pro­fonde peine
Mais la joie était là,
Comme elle est là pour toi
Et elle m’a dit « surtout, ne t’oublie pas »

mise à jour :  20 juin 2021