Sometimes it snows in april…

Dominique Radisson

poèmes

Prince Rogers Nelson ;

Mer­ci

Pour l’incandescence,
l’élégance,
la flam­boy­ance,
la ful­gu­rance,
la transe,
et même l’arrogance ;

l’exubérance,
la présence,
l’animalité,

l’audace,

l’intensité ;

la sen­su­al­ité
la ray­on­nance,
la sveltesse ;
la flu­id­ité ;

La sou­p­lesse et l’élégance ;

la nudité et le sexe royal

l’insolence,
l’impudence,

l’intransigeance,
la con­stance,
l’indépendance ;

la cha­toy­ance,
l’abondance,
la fra­grance ;

La magie,
le mag­nétisme,

le funam­bu­lisme,
l’elfisme,
l’éclectisme ;

et même la drôlerie ;

et même cet insup­port­able de toi
lorsque tu étais trop toi

Mer­ci

Pour ces lieux où toi seul pou­vais con­duire
Qua­si­ment à coup-sûr
Ces lieux où per­son­ne n’est
Où per­son­ne ne naît…

Longue note bleuie d’un solo de gui­tare éblouissant

Ça vivait, mon Dieu que ça vivait !

Pieds, jambes, sexe, ven­tre, cœur, âme
asso­ciés ;

alignés,
irrigués,

gorgés,
ravivés,
trans­portés,
redéfi­nis,
réin­su­flés ;

le groove ; la danse, le rythme,
le chant
nais­sent du cœur
et y retour­nent
dans un cer­cle par­fait
de ray­on infini

La vibra­tion
L’intensité
L’émotion divine
L’éternité

Cette étince­lance liq­uide, tenue jusqu’à con­denser toute les vibra­tions du monde, toutes les couleurs de tous les ciels du monde, et tout ce qui n’est pas Ça, offrande sus­pendue à la note d’or pur qui fraye son chemin dans la moelle épinière, disparaît

Tout ça c’était autre chose… 

Autre chose…

Autre chose avec toi…

C’était toi
Prince Rogers Nelson

Pro­logue :

Et voici que mon­tent déjà sans fin
Les chants de toutes celles et ceux
Qui ont chan­té
Et rechanteront avec toi.